De nouvelles données révèlent une crise saisonnière prévisible alimentée par la pression liée à l’image corporelle, la disparition des routines et les limites du système de soins traditionnel.
MONTRÉAL, le 22 juillet 2026 - Dialogue Technologies de la Santé inc. (« Dialogue ») a révélé aujourd’hui que les consultations liées aux troubles alimentaires et au counseling en nutrition augmentent de 54 % chaque été, une tendance observée de façon constante dans toutes les provinces. Aux côtés d’Anorexie et boulimie Québec (ANEB), Dialogue souhaite sensibiliser le public à une crise saisonnière qui se répète de façon prévisible chaque année.
Pour les 2,9 millions de personnes au Canada vivant avec un trouble alimentaire, l’été est l’une des périodes les plus difficiles de l'année. Les changements de routine, la réduction de l’accès aux ressources scolaires et l’exposition accrue à la culture des régimes et aux messages sur le « corps de plage » peuvent intensifier la détresse au moment précis où le soutien des pairs et les structures scolaires ont disparu. Pour les personnes en rétablissement, ces défis peuvent augmenter le risque de rechute, tandis que pour d’autres, ils peuvent représenter l’occasion de reconnaître leurs préoccupations et de demander de l’aide pour la première fois.
Les troubles alimentaires sont des conditions sérieuses et complexes qui peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques importantes si elles ne sont pas traitées. Ils affichent l’un des taux de mortalité global le plus élevé de tous les troubles de santé mentale, estimé entre 10 % et 15 %. Pourtant, seulement 10 % des personnes touchées reçoivent des soins appropriés, en partie parce que les premiers signes peuvent être subtils et sont souvent négligés. Ce qui peut commencer par sauter des repas, une préoccupation croissante pour la nourriture ou les calories, ou s’entraîner plus intensément peut graduellement devenir quelque chose de plus sérieux. Les signes avant-coureurs comprennent souvent des préoccupations persistantes liées à la nourriture, au poids ou à l’image corporelle, l’évitement des repas ou des situations sociales impliquant de la nourriture, une anxiété autour de l’alimentation, des routines alimentaires ou d’exercice rigides, et un retrait de la famille ou des amis. Ces changements sont souvent associés à des facteurs sous-jacents tels que l’anxiété, la dépression, le stress, le perfectionnisme ou d’autres défis émotionnels.
Reconnaître ces changements tôt et aborder les conversations avec compassion plutôt qu’avec jugement peut faciliter l’accès au soutien et améliorer les résultats de rétablissement.
Les données de la plateforme de Dialogue illustrent clairement ce schéma saisonnier. À l’échelle nationale, les consultations augmentent de 54 % chaque été, avec une hausse de 73 % chez les Canadiens âgés de 17 à 25 ans. La tendance s’observe dans toutes les provinces. Au Québec, elle atteint 57 %. Selon les estimations d’ANEB, près de 300 000 personnes au Québec seraient touchées par un trouble alimentaire. Ces troubles peuvent affecter des personnes de tous âges, sans égard à leur genre, leur origine ou leur orientation sexuelle, et les premiers signes peuvent apparaître dès l'âge de 4 ans.
Cette réalité demeure préoccupante chez les jeunes : plus de 5 % des élèves du secondaire au Québec seraient touchés par un trouble alimentaire, alors que 40 % des garçons expriment le désir de prendre du poids et 45 % des filles rapportent une insatisfaction à l’égard de leur silhouette. Les jeunes femmes âgées de 13 à 30 ans représentent également un groupe particulièrement vulnérable, avec environ 10 % d’entre elles vivant avec un trouble alimentaire. Le risque de développer un trouble des conduites alimentaires est d’ailleurs particulièrement élevé entre 15 et 24 ans.
« L'été est souvent associé à la détente, mais pour plusieurs personnes vivant avec un trouble des conduites alimentaires ou une détresse liée à leur image corporelle, cette période peut représenter un défi supplémentaire. Les activités estivales, les vêtements plus légers et la pression sociale entourant l'apparence peuvent accentuer la souffrance. C'est pourquoi il est essentiel de rappeler que des ressources d'aide sont disponibles et qu'il n'est jamais trop tôt pour demander du soutien », souligne Lise-Andrée Massé, Dt.P, Responsable de l'éducation et la prévention chez ANEB.
« Ce que reflètent les données, c’est une saison prévisible de risque accru, et cela signifie aussi que c’est une saison d’opportunité de sensibilisation et de prévention. Les facteurs sous-jacents qui contribuent aux troubles alimentaires, notamment l’anxiété, la dépression, le stress et le perfectionnisme, sont des éléments pour lesquels les gens peuvent obtenir du soutien avant qu’une relation difficile avec la nourriture ne devienne quelque chose de plus sérieux. Les soins virtuels permettent de franchir ce premier pas en toute confidentialité, à son propre rythme, avant d’atteindre un point de crise. Un soutien précoce n’est pas un luxe, c’est souvent ce qui évite un chemin beaucoup plus long », a déclaré le Dr Marc Robin, directeur médical, Dialogue.
Les professionnels en santé mentale et en nutrition de Dialogue accompagnent les membres aux prises avec les problèmes sous-jacents pouvant contribuer à des comportements alimentaires désordonnés ou y être associés. Bien que Dialogue ne fournisse pas de traitement actif pour les troubles alimentaires cliniques, la plateforme comble un écart important : les membres reçoivent une évaluation complète, des soins de soutien et, lorsqu’un traitement spécialisé est nécessaire, une référence et un accompagnement vers les ressources appropriées, notamment des organisations comme ANEB. Le modèle de soins par paliers de Dialogue, reconnu comme pratique exemplaire par Health Standards Organization (HSO), permet d’orienter les membres vers le bon clinicien en moins de cinq minutes. Dans les 30 premiers jours, les membres rapportent une amélioration de 40 % de leurs scores de santé mentale.
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À propos de Dialogue
Dialogue est le principal fournisseur canadien de soins de santé et de bien-être virtuels, offrant un accès rapide et sur demande à des soins de qualité. Grâce à son équipe de professionnels de la santé interne, la plateforme Dialogue sert les employeurs et les organisations qui priorisent la santé et le bien-être de leurs employés, leurs membres et leurs familles. La plateforme de santé intégrée de Dialogue est un guichet unique de soins de santé qui centralise tous les programmes dans une application unique et conviviale, offrant un accès aux services 24 heures sur 24, 365 jours par année, depuis un téléphone intelligent, un ordinateur ou une tablette. Dialogue est le premier et le seul fournisseur de soins virtuels à avoir obtenu l'agrément avec mention d'honneur d'Agrément Canada, une validation par un tiers des plus hauts niveaux de sécurité, de qualité et d'expérience des membres.
À propos d’ANEB
Accessible partout au Québec, ANEB met gratuitement à la disposition de la population une gamme de services confidentiels et bilingues visant à soutenir les personnes vivant avec un trouble des conduites alimentaires, leurs proches ainsi que toute personne préoccupée par sa relation avec la nourriture ou son image corporelle. Que ce soit pour obtenir de l'information, de l'écoute ou du soutien, l'organisme offre notamment une ligne d'écoute, un service de texto et des groupes de soutien adaptés aux différents besoins.
Pour plus d’informations
Katherine Hackett, Spécialiste, Politiques publiques et communications, katherine.hackett@dialogue.co | 819-574-3503
Relations de presse pour ANEB | anebquebec.com
Nicole Desmarais, Nidem Communications
nidemcommunications@videotron.ca | 514-815-5537
Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes aux prises avec un trouble alimentaire ou des préoccupations liées à la nourriture ou à l’image corporelle, de l’aide est disponible. Parlez à un professionnel de la santé ou communiquez avec une organisation spécialisée en troubles alimentaires près de chez vous.

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