Pourquoi ne devrions-nous pas craindre l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans les soins de santé? Comment Dialogue est-elle pionnière en télémédecine avec son utilisation de la technologie?

Dans cette série de vidéos, le Dr Julien Martel vous fera découvrir les nombreuses applications de l'IA dans les soins de santé et la télémédecine!

 


Mythe #1:

Débuter l'interaction d'un patient avec un humain est LA meilleure approche. Les chatbots font peur.


On sait qu'environ 40% du temps d’un clinicien est vraiment dédié à récolter de la donnée du patient. On pose des questions, on récolte des informations. Par la suite, on passe une bonne partie de notre temps à écrire les notes dans le dossier. Là où un agent conversationnel, ce qu'on appelle un chatbot, peut vraiment nous aider c’est en allant chercher cette information là au préalable, puis nous permettre d'avoir du temps avec le patient qui va au delà, de simplement poser des questions, et qui va vraiment adresser les enjeux, les inquiétudes. Et surtout, c'est quoi les prochaines étapes avec le patient?

Donc, en utilisant l'intelligence artificielle pour permettre de rendre ce processus plus efficace, ça nous permet d'avoir des interactions qui sont au plus humaines avec le patient et qui améliorent la qualité et la satisfaction du patient à la fin de l'interaction avec leur professionnel de la santé.

 


Mythe #2:

La technologie prend des décisions concernant la santé d'un patient. Les humains sont plus fiables.


En santé, une chose qu'on veut vraiment éviter, c'est de laisser 100% du poids de décision à un algorithme d'intelligence artificielle. Pourquoi en santé? Parce qu'on a vraiment une plus faible tolérance au risque. Puis, on veut surtout s'assurer que mon soins soit le plus sécuritaire possible. Donc, on utilise l'intelligence artificielle pour principalement donner de l'information et du contexte de façon très systématique à nos cliniciens et nos cliniciennes pour leur permettre ensuite de prendre la décision sur quelles devraient être les prochaines étapes.

Chez Dialogue, ce qu'on fait, c'est exactement ce principe. C'est de l'intelligence augmentée via cette technologie qui permet à notre équipe médicale d'avoir des décisions qui sont plus éclairées et qui nous permettent ultimement d'avoir des soins qui sont plus sécuritaires et de plus grande qualité. Ce qu'on ne veut pas faire, par exemple, dans un agent conversationnel qui récolte une histoire médicale, ce qu'on ne veut pas nécessairement c'est de donner un diagnostic au clinicien. On veut éviter ce qu'on appelle un biais d'ancrage où on va vraiment avoir un focus sur cet élément central, et on va oublier de questionner d'autres choses autour. Donc en donnant l'information qui est collectée de façon systématique à nos infirmiers, infirmières ou médecins ou infirmières praticiennes, ça permet à ces derniers de vraiment pouvoir évaluer de façon objective le patient, puis eux, décider quel est le diagnostic et quelle devrait être la prochaine étape.

 


Mythe #3:

Dialogue n’est qu’une entreprise de technologie, non centrée sur le patient.

 

Quelque chose qui est vraiment intéressant de travailler chez Dialogue, c'est d'avoir la chance de côtoyer une équipe d'ingénieurs qui développent les technologies qu'on utilise auprès de nos patients. Normalement, on voit souvent les deux qui sont différents. On a les gens qui vont donner services médicaux, et une compagnie va créer la technologie, puis il peut avoir une espèce de déconnexion entre les deux. Donc, ça permet de produire des outils cliniques qui sont moins intéressants pour le patient et pour les cliniciens.

Chez Dialogue, on a la chance d'avoir un comité médical qui est extrêmement robuste, qui regarde vraiment quelles sont les meilleures pratiques en soins virtuels et qui fait aussi des audits réguliers au niveau de la qualité de l'acte médical. En combinant cet aspect très fort au niveau clinique avec l'aspect qui est franchement de classe mondiale au niveau de l'ingénierie chez Dialogue, ça nous permet des fois dans la même journée, de trouver une amélioration à un processus ou une amélioration à un flow clinique que l'on a, puis, le lendemain, on le voit intégré au sein de notre pratique médicale. C'est vraiment stimulant de pouvoir faire partie de l'équipe comme ça.


Mythe #4:

Il n'y a pas de place pour l'IA dans les soins de santé.


Ce n'est pas un secret pour personne. On le sait depuis les dernières années, on entend parler d'intelligence artificielle un peu partout. Par contre, 50% du budget en recherche et en applications est dédié en santé. C'est l'industrie où on a vraiment le plus d'investissements en termes d'intelligence artificielle, parce qu'on croit que c'est dans cette industrie là que l'on peut avoir le plus grand impact économique et de qualité qu'on peut donner au patient en termes de qualité de soins. Je donne un exemple: on a beaucoup de suivis de maladies chroniques qu'on va faire à des intervalles qui sont systématiques pour la plupart des patients.

Par contre, en utilisant l'intégration des données cliniques, en étant capable de bâtir des algorithmes qui sont propulsés par l'intelligence artificielle, on est capable de donner des recommandations qui sont vraiment spécifiques pour chaque individu. Si on est capable de prédire qu'une maladie va évoluer plus rapidement chez quelqu'un, on est capable à ce moment là de donner des intervalles de suivis qui sont adaptés pour cette personne. Alors qu'à l'inverse, si on croit que la maladie va encore progresser aussi rapidement qu'on croit et même de façon très lente, ça nous permet de d'espacer un peu plus les intervalles de rendez-vous pour ce patient.

Avec les coûts pour les soins de santé qui ne cessent d'augmenter, avec une population qui est vieillissante, qui bénéficie des traitements de maladies chroniques sur une plus longue période et des traitements aussi qui se complexifient coûtent encore plus cher, il va être vraiment important d'utiliser les outils qui sont propulsés par notamment l'intelligence artificielle pour être capable de cibler encore mieux qui devrait bénéficier d'un traitement versus un autre pour s'assurer de maximiser les résultats.


Mythe #5:

Il est parfaitement acceptable de ne pas avoir d'IA ou de stratégie d'automatisation dans les soins de santé.


À la fin de la journée, si on veut être capable d'offrir des soins de santé qui sont de grande qualité, qui sont adaptés à chacun, il faut absolument avoir une stratégie de données, une stratégie d'automatisation d'utilisation de l'intelligence artificielle, surtout quand on a une perspective populationnelle ou vraiment, à grande échelle, c'est là où on voit cette stratégie là devient plus payante pour le patient, car ça nous permet d'intégrer des données qui sont très vastes, très grandes afin d'améliorer au niveau individuel qu'est-ce qu'on fait comme décision clinique prise avec ce patient. Donc, finalement, le but d'utiliser toutes ces technologies, c'est d'offrir des soins de qualité aux patients, d'améliorer l'expérience globale, puis d'augmenter l'efficacité générale de nos soins de santé.

 

 

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