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Le pouvoir de la sagesse conventionnelle peut être à la fois une bonne et une mauvaise chose. Lorsque la sagesse est basée sur les faits et la vérité, c’est bien. Mais elle peut être une force pour le mal quand elle est basée sur de fausses prémisses ou de mauvaises informations. Les bilans de santé préventifs pour cadres, par exemple, sont des examens privés et coûteux conçus pour que les employeurs et leurs employés clés se sentent capables de prendre les mesures pour détecter rapidement les problèmes de santé qui s'y cachent.

Mais la science nous dit que cette idée est erronée. Une étude de premier plan publiée par le British Medical Journal en 2012 concluait que les examens et les tests annuels ne réduisaient pas le nombre de décès, de maladies ou l’absentéisme au travail. C’est pourquoi le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs et le Collège des médecins du Québec, entre autres, ne les recommandent pas. Cela signifie également que l'argent que les employeurs dépensent pour les bilans de santé des cadres est gaspillé.

Presque tout le monde connaît une personne atteinte d'une maladie grave diagnostiquée de manière inattendue lors d'un examen de santé annuel. Toutefois, les recherches montrent que, lorsque nous calculons les avantages et les inconvénients globaux de ces évaluations, les examens annuels ne génèrent aucun gain net.

 


Quatre dommages causés par des tests

Tout test effectué dans ces évaluations peut potentiellement causer quatre types de dommages, ce qui peut éliminer les avantages des tests.

1. Danger des tests: certains tests sont plus risqués que d’autres. Par exemple, selon une étude universitaire largement citée et respectée, tout test nécessitant un « rayonnement ionisant » (rayons X, tomodensitométrie et tomographie TEP) augmente le risque de cancer. Nous estimons que chaque tomodensitométrie du thorax ou de l'abdomen provoque la mort prématurée d'une personne sur 2 000.

2. Le risque de fausses alarmes: un test nous indique incorrectement qu'une personne en bonne santé est malade. Cela conduit à deux inconvénients possibles: le risque de tests supplémentaires pour prouver que le premier résultat est incorrect, et l'anxiété pendant l'attente visant à réfuter la fausse alerte.

3. Fausse réassurance: les résultats indiquent que le patient se porte bien lorsqu'il est malade. C’est particulièrement dangereux pour les conditions qui causent de l’invalidité soudaine ou le décès, tels que les maladies cardiaques.

4. Le risque de surdiagnostic: dans ce cas, le résultat du test est correct mais le problème identifié serait mieux laissé seul. Par exemple, des recherches récentes suggèrent que pas moins de 30% des cancers du sein et de la prostate pourraient ne représenter aucune menace. De plus, de nombreux traitements sont tout aussi efficaces avant et après l'apparition des symptômes. Il n'est donc pas nécessaire de commencer le traitement et risquer d’avoir des effets secondaires avant que la maladie ne trouble le patient.

Les chercheurs considèrent que la revue britannique de 2012 citée ci-dessus constitue la réponse la plus fiable lorsqu’on se demande si ces évaluations annuelles sont efficaces ou non. Les résultats sont clairs: les examens médicaux annuels ne réduisent pas les taux de mortalité globale, de cancer, de maladie cardiaque, d'invalidité, d'hospitalisation ou d'absence du travail. En outre, et peut-être même le plus étonnant, l’étude n’a pas pu démontrer que les examens médicaux annuels réduisent les inquiétudes des patients. Pour les employeurs, l’absence d’impact sur l’absentéisme ou l’incapacité de travail est particulièrement importante.

 

Quelles sont les alternatives aux bilans de santé pour cadres?

Par conséquent, si les bilans de santé annuels pour cadres, coûteux et invasifs, n’atteignent pas vraiment leur objectif, que doit faire un employeur pour préserver la santé de ses dirigeants?

Premièrement, assurez-vous que les employés entretiennent une relation continue avec un professionnel de la santé en soins primaires et qu'ils le consultent au moins une fois tous les deux ans. Cette visite devrait être axée sur l’évaluation des risques, l’organisation de tests de dépistage éprouvés et la communication de conseils préventifs.

Le deuxième objectif est de fournir un accès rapide et facile aux soins de santé lorsqu'un nouveau problème se pose. L’idéal serait que le professionnel de santé habituel du patient soit disponible, mais de nombreux bureaux de soins de santé primaires n’offrent pas de visites ponctuelles et ne disposent pas d’heures ou de lieux peu pratiques. En outre, le nouveau problème peut survenir lorsque l’employé est en déplacement.

Ces limitations de la pratique conventionnelle de la médecine expliquent la croissance rapide de la télémédecine. De nouvelles innovations permettront à la télémédecine de gérer en toute sécurité une proportion de plus en plus importante de nouveaux problèmes, tout en réduisant les coûts liés au temps et aux attentes des soins primaires classiques. Contactez-nous pour en apprendre davantage sur les raisons pour lesquelles la télémédecine est un moyen intelligent d’investir dans la santé de vos employés.

Dr. Mark Dermer

Le Dr Mark Dermer est directeur médical, chef de la protection des renseignements personnels et médecin en télémédecine chez Dialogue. Auparavant, il était le fondateur et le médecin principal d'un cabinet de médecine familiale composé de 11 médecins à Ottawa, reconnu comme un chef de file canadien en matière de soins novateurs et de grande qualité. Outre sa pratique clinique, le Dr Dermer possède une vaste expérience en matière de consultation dans les domaines de la qualité des soins et de l’efficacité de la pratique, notamment en tant que conseiller médical principal à Inforoute Santé du Canada, où il a travaillé à accélérer l’adoption des enregistrements électroniques, et sur la gestion de la pratique pour l'Association médicale canadienne. Dr Dermer est diplômé de l'Université McGill.